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France : l’immobilier résiste au Covid

France : l’immobilier résiste au Covid

 

Ce 13 janvier, le président Jean Marc TORROLLION  (Fédération Nationale de l’Immobilier) tenait sa conférence de presse sur la conjoncture en 2020 du marché immobilier français. Nous y étions, en voici les grandes lignes.

L’immobilier en France résiste au COVID

L’année 2020 fut très nuancée. Un marché moins soutenu en début d’année par rapport à fin 2019. Puis ce fut un arrêt total avec le confinement de mars à avril. Un vrai rebond des ventes s’est produit dès le mois de mai jusqu’en septembre. De nouveau, une chute d’activité avec le 2ème confinement en octobre et l’interdiction de faire visiter les biens. Puis en fin d’année le redémarrage est mou.

Le marché du logement français s’est montré malgré tout résilient avec un volume de transactions en baisse mais très proche du million de ventes. Les   prix  résistent, toujours soutenus par le niveau très bas des taux d’intérêt. On observe un léger rééquilibrage territorial, avec un marché moins dynamique dans les villes les plus chères. Quelques incertitudes planent sur 2021 durant laquelle l’évolution du marché de l’emploi et le redémarrage progressif attendu de l’économie seront à scruter de près.

Le nombre de ventes en France reste à un haut niveau

La FNAIM estime que les ventes de logements ont baissé d’environ 8% en 2020 (85 000 ventes de moins qu’en 2019), à 980 000 ventes. Soit un niveau très proche (et même légèrement supérieur à celui) des années 2017 et 2018.

La baisse du nombre de ventes de logements est plus marquée à Paris (- 17 %) qu’en province (-5 %).

Les prix (France entière) progressent de 4 % pour atteindre un niveau moyen de 2.807 €/m2. C’est une augmentation de près de 10 % des prix depuis 2018.

En savoir plus : lire le dossier de presse

Des disparités régionales

C’est à Paris intra muros que les prix ont le plus augmenté depuis 2010 (+ 59,8 %). La moyenne France entière est de + 21,4 %

La plus forte progression de prix parmi les grandes métropoles est à Rennes (+ 7,4 %) suivie par  Orléans (+ 5,7 %) et Nantes (+ 5%). Bordeaux voit ses prix s’assagir en 2020 (+ 0,2 %). Les autres grandes métropoles se tiennent avec des augmentations de prix autour de 3-4 %. Lyon (+ 1,5 %) et Marseille (+ 1,8 %) voient leurs prix se stabiliser.

Fin 2020, avec 160 000 € de budget (prix médian), la surface achetable est très disparate, allant de 15 m² à Paris, 37 m2 à Lyon, 47 m2 à Lille, 65 m2 à Marseille et à 73 m² à Dijon.

Le rendement locatif pour un investissement résidentiel est aussi très variable d’une ville à l’autre. Il faut compter 3,59 % de rentabilité brute à Paris, 4,17 % à Lyon, 5,59 % à Lille, 6,97 % à Marseille. Il sera plus avantageux en terme de surface habitable, de louer à Paris, Bordeaux ou Lyon. L’avantage est à l’acquisition à Orléans, Rouen ou Marseille.

Les taux de crédit toujours historiquement bas

La durée moyenne des crédits immobiliers a dépassé 21 ans, afin d’accompagner la hausse des prix que le faible niveau des taux, seul, ne parvient pas à compenser. D’autant qu’on note une légère augmentation des taux de 11 points de base entre fin 2019 et octobre 2020. La durée devrait toutefois se stabiliser en lien avec les recommandations du HCSF*.

« En ces temps troublés, l’immobilier se confirme comme une valeur refuge pour les Français. Malgré les confinements, la situation économique incertaine, la pierre apparaît comme un investissement fiable et pérenne. » déclare Jean Marc TORROLLIO?

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